Critique : "Le Transperceneige"

Critique : « Le Transperceneige »

Le Transperceneige ou Snowpiercer en VO est une adaptation cinématographique d’une bande dessinée de science-fiction post-apocalyptique française en noir et blanc créée par Jacques Lob (scénario) et Jean-Marc Rochette (dessin) en 1982/83.

Un projet atypique et international puisque le réalisateur du film, Bong Joon-ho (Memories of MurderThe HostMother), est sud-coréen et que le casting est essentiellement américain.

Le film est concept, puisque l’intrigue se déroule uniquement dans un train. Au début, ma première référence a était Piège à haute vitesse avec le cultissime Steven Seagal mais rien à voir ! Un délire perso !

2031. En raison du réchauffement climatique, une partie de l’humanité tente une solution désespérée afin de refroidir l’atmosphère : une belle réussite : une nouvelle ère glaciaire débute ! Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…

En début de film, la situation des protagonistes est tellement désespérée, qu’on se demande bien comment ils vont faire évoluer les choses. Autrement dit, un film qui débute bien, et on prévoit des idées ingénieuses pour changer ce postulat.

Et effectivement, à un rythme endiablé, on va de surprise en surprise, de scènes cultes à des revirements de situation pendant 2h05. Je dirais un événement marquant environ toutes les 10 minutes. Certains sont effectivement prévisibles mais l’ensemble tient largement en haleine. Chaque wagon apporte son lot de surprise et de bizarrerie. La dernière partie du film traîne un peu en longueur, et en décevra peut-être certains, pas moi en tout cas.

Les acteurs sont majestueux, Chris Evan, Song Kang-Ho, Tilda Swinton, John Hurt etc. On s’attache aux héros, on déteste les méchants. Même les personnages secondaires sont marquants, et on est déçu d’en voir mourir…quand le film vous en laisse le temps !

Au niveau de la réalisation, bien que l’intérieur du train limite forcément les prises de vue, tout ce qui est possible est mis en oeuvre : plongée, contre-plongée, travelling etc.

On peut dire que le film est violent mais pas de façon ordinaire. Une violence sociale tout d’abord avec des propos choquants, les pauvres étant traités comme du bétail/esclave, des scènes horribles narrées par les protagonistes et le sadisme de certains personnages. Pour la violence physique, le film est très inégal, parfois les impacts sont volontairement cachés, d’autres fois on nous le montre bien…surtout sur les personnages que l’on suit !

Un film que je vous conseille fortement. Un excellent scénario, une belle mise en scène et des acteurs bien exploités. Snowpiercer marque les esprits ! Je vous mets la bande-annonce mais finalement, moins vous en saurez, plus vous allez apprécier le film !

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