Critique : le Coq Gaulois, premier patriote

Critique : le Coq Gaulois, premier patriote

Après notre article sur dEADmEATcOMIX, Pascal Pelletier a fait parvenir à French Geek Movement un exemplaire de sa BD Le Coq Gaulois, ce qui nous permet de vous en parler ! L’intrigue et le concept sont fondés en grande partie sur l’expérience de soldat de l’auteur, ce qui donne d’ailleurs des illustrations militaires tout à fait dynamiques et réalistes, même si l’enchaînement des cases offre de meilleures surprises lors des scènes de bagarre à l’ancienne. Cette alternance entre roman graphique et pulp fiction se fait discrètement et tout en douceur. Les missions sont décrites avec précision, l’entrée en matière que constitue cette œuvre est plutôt efficace et présente un fond scénaristique classique :

Après avoir subi des expériences scientifiques obscures dans un hôpital de l’armée, le héros se trouve doté d’une force surhumaine ; force qui, alliée à un patriotisme exacerbé, fera de Marcus Dickson (eh oui il a quand-même la double nationalité !) le Coq Gaulois, le super-héros de l’armée française. Le costume du Coq Gaulois est conçu d’après les codes des comics américains, et l’influence de l’âge d’or se ressent dans le dessin comme dans la narration, le côté naïf en moins. Ce tome consiste majoritairement en une exposition du passé du héros et à des rapports de mission détaillés et souvent techniques. J’attends vivement sa suite, qui devrait – je pense – accélérer la narration, afin de voir le Coq se mettre à l’action à plein temps !

Le livre est de qualité, le découpage des pages respire le comicbook de l’âge d’or et, l’une des qualités qui fait que je n’ai pas peur de dire que j’aime cette œuvre est que les couleurs collent parfaitement au trait et donnent la plupart du temps une cohérence bienvenue à l’œuvre, liant parfaitement la réalité de la guerre aux frasques super-héroïques d’un Coq Gaulois intégré au système militaire français. Oui, le livre laisse paraître une certaine jeunesse du studio, notamment en ce qui concerne quelques coquilles (qui a dit « Urban ne fait pas mieux » ?) mais en aucun cas un manque de professionnalisme, ce qui laisse présager une belle évolution pour Galaxie Comics Studios. Je n’ai pas encore pu lire le fameux dEADmEATcOMIX, mais les planches que j’ai pu voir sont splendides, et on en vient à penser qu’une mise en couleur serait malheureuse. De la part d’un accro à la couleur dans la BD comme moi, c’est un vrai compliment ! Et puis, qui a oublié les excellentes idées noires de Franquin et autres BD horrifiques en noir et blanc de Fluide Glacial ?

Je vous laisse également jeter un œil sur l’un des projets en cours de Pascal Pelletier : Monde Hostile. Un scientifique part à la découverte d’un secteur spatial interdit pour lever le voile sur les origines de l’humanité et s’écrase sur une planète inconnue. De très belles images à mi-chemin entre le réalisme d’un Thorgal et le cartoon. Cela donne une image fine et agréable et permet tout à fait à l’auteur d’offrir aux lecteurs ses influences cinématographiques des années 70. Plus que d’assumer ces influences, Pascal Pelletier s’en réclame. L’allure follement Planète des Singes de ces planches fait de moi un enfant devant son cadeau de Noël.

Projets et engagements du Coq Gaulois

Enfin, place à une anecdote qui nous fait croire en l’avenir du Coq Gaulois : le héros de Pelletier a servi comme mascotte pour un match de hockey au bénéfice du Téléthon. Pour ceux qui sont proches de Valenciennes, ça se passe samedi prochain ! Dans le même temps sort un comicbook spécial sport, Hockey Comics, avec au menu quatre histoires inédites en France qui s’incluront dans le golden age ! Rappelons également la vente aux enchères de planches originales de Pelletiers et d’autres artistes le 23 novembre prochain au profit de la recherche contre la mucoviscidose.

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