Critique VO : Avengers & X-Men : AXIS

Critique VO : Avengers & X-Men : AXIS

Avengers & X-Men : AXIS est le gros titre Marvel de cette fin d’année. Après un Original Sin globalement décevant en révélations et en rythme, bien après l’excellente guerre interstellaire narrée dans Infinity, la Maison des Idées offre à ses fans un vrai crossover, mettant aux prises les Avengers, les X-Men et quelques-uns des super-vilains les plus iconiques de son univers comics. Pour bien comprendre comment on en arrive à cette situation, on vous recommande de lire au moins le premier volume de la série Uncanny Avengers (#1-#5), ainsi que Magneto à partir du #9.

Wooops.

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AXIS est un énorme foutoir comme on en faisait à la fin des nineties, d’ailleurs il associe le Crâne Rouge à un Super – que dis-je, ULTRA – Méchant qui a sévi dans le plus long crossover de Marvel : le quasi-divin Onslaught, une entité psionique extrêmement puissante qui a été vaincue grâce aux efforts désespérés des factions alliées mais aussi grâce à l’assistance de personnages à la morale plus douteuse comme Dr Doom ou Apocalypse.

Les premiers tomes sont une démonstration de force : ça part dans une énorme baston, comme une ode au final dantesque d’Onslaught Saga. Les attaques physiques, mentales, énergétiques, verbales fusent de tous les côtés, des alliances improbables se forment. Puis à partir du #4, c’est un retour (relatif) au calme. Un détail dérange cependant chez les vainqueurs de la bataille, qui ne semblent plus vraiment être eux-mêmes…

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Nous en sommes au 6ème tome et il faut reconnaître qu’AXIS est assez inégal et ne trouve pas son équilibre, oscillant entre le surpuissant et le soporifique. Graphiquement parlant, Adam Kubert et Terry Dodson font un travail absolument quelconque, pas vraiment à la hauteur de leur statut de superstars; heureusement que Leinil Francis Yu rehausse le niveau sur quelques tomes. En terme d’écriture, le combat contre le Red Onslaught est assez réussi avec des grosses surprises dans tous les camps, puis un faux rythme s’installe une fois l’orage passé. Remender a fait mieux, notamment dans Uncanny Avengers. Sur le papier, les forces en présence et l’Inversion envoient du rêve (et donnent naissance à des mini-séries excellentes, voir la critique de Superior Iron Man), mais une fois qu’on a le bouquin entre les mains et qu’on passe les couvertures indécentes de beauté de Jim Cheung (pourvu qu’il illustre les derniers tomes !!), on reste parfois sur notre faim. A suivre donc…

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Avengers & X-Men : AXIS #1-#6 sont disponibles en VO.

 

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